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20 avril 2015

Ferrari 599 GTO 2010

La Ferrari 599 GTO - Gran Turismo Omologata - est officiellement la troisième du nom dans la longue histoire des Ferrari de route après les 250 GTO de 1962 et 288 GTO de 1984, mais à la grande différence de ces dernières , elle n'a pas été conçu dans le but d'une homologation en compétition. Pour justifier son appellation de GTO, Ferrari la présente comme étant la version de route de la pistarde 599 XX, restant tout de même une voiture de course bien que celle-ci n'ai jamais fait l'objet d'un engagement en compétition par le constructeur italien, elle fait surtout guise de vitrine technologique tout comme la Zonda R pour Horacio Pagani. La 599 GTO était à sa sortie en 2010 la Ferrari de route la plus extrême jamais commercialisée. Bien évidemment la production est limitée à... 599 exemplaires.
Pour ce qui est des modifications techniques extérieures, la 599 GTO reçoit un spoiler avant redessiné avec une nouvelle calandre en nid d'abeille et une lame en carbone, un capot avant plus léger avec des aérations doublées pour un meilleur refroidissement, une malle arrière allégée et retravaillée afin d'augmenter l'appui, un extracteur d’air redessiné en carbone et des rétroviseurs dans le même matériau. Les nouvelles jantes de 20 pouces en titane et à écrou central revendiquent à elle seules un gain de 22 kg. A l'intérieur la finition se veux dépouillée mais soignée avec du carbone, de l'aluminium est de l'alcantara. L’intérieur en carbone et les sièges sport en tissu ont permis une économie de plus de 30 kg. Le tout reste quand même encore loin d'une voiture de course et la liste d'options n’a que pour seule limite celle du compte en banque du client.
Si l'origine du V12 6.0 litres provient de la Ferrari Enzo, celui-ci fut retravaillé pour la 599XX, c'est de là que sont partis les motoristes pour offrir à la 599 GTO ce qui se fait de mieux actuellement en matière de 12 cylindres atmosphérique. Les chiffres restent proches mais la 599 peut se targuer d'avoir un tempérament encore plus sportif avec des valeurs de puissance et de couple obtenue a des régimes plus élevés. La puissance délivrée ici est de 670 chevaux à 8250 tr/m et un couple de 620 nm à un régime de 6500 tr/m contre 660 ch à 7800 tr/m et 657 nm à 5500 tr/m pour la Enzo, finalement le seul domaine où l’Enzo conserve sa suprématie est sa valeur de couple. Le V12 sait aussi faire preuve de souplesse avec 400 nm disponible dès le ralenti et 500 nm à 2000 tr/m. Il conserve 90 % des éléments de la 599 XX dont son vilebrequin, son collecteur d’admission, ses pistons et sa segmentation. La réduction des frictions internes bénéficie par la même occasion à ce travail de fond. La boîte F1 reprend du service, dans une variante allégée et aux six rapports raccourcis. Elle permet des passages de rapport en seulement 60 ms en mode race, ce qui représente une améliorations de 40 % comparer à une 599 GTB classique et de 60 % par rapport à une Enzo.
Cette débauche de puissance ne serait rien sans un châssis à la hauteur des espérances. Cet aspect a donc retenu toute l’attention des ingénieurs. La position du moteur à été repoussée au maximum et la répartition des masses est de 47 % à l'avant et 53 à l'arrière, permettent de limiter la prise de sous virage. La GTO récupère un nouveau dispositif de freinage Brembo CCM2 en carbone-céramique avec ses disques plus légers de 3 kg en 398 mm à l'avant et 360 à l'arrière, aussi beaucoup plus endurants avec des étriers fixes 6 et 4 pistons. En dépit des 85 kg de perdu comparé à une 599 GTB, la GTO reste quand même assez lourde avec un poids à vide DIN de 1605 kg soit 240 kg de plus qu'une Enzo et son châssis monocoque en carbone, ce qui ne la pas empêchée de battre son temps record de 1 minute et 25 secondes qu'elle partageait avec la F430 Scuderia pour l'établir a 1'24. Cherchez l’erreur. L’explication à cela réside dans une meilleure maîtrise des systèmes électroniques embarqués. La GTO profite des dernières avancées en la matière grâce à des processeurs toujours plus rapides, des accéléromètres toujours plus précis et des éléments mécaniques toujours plus fidèles dans leur retranscription des ordres qu’ils reçoivent. La synergie joliment orchestrée de la suspension pilotée SCM2, de l’ESP et du contrôle de traction F1-Trac perfectionne le rendement dynamique de la GTO au point de la rendre diaboliquement efficace et exigeante à la fois. Les ingénieurs ont également tenu à augmenter le grip mécanique en optant pour des gommes Michelin extra-larges en 285/30 et 315/35 ZR 20, contre 245/35 et 305/35 ZR 20 sur la GTB dans le but d’offrir au train avant un pouvoir directionnel accru et de gommer les effets néfastes du sous-virage.
  • V12 48 s , 5999 cm3
  • 670 ch à 8250 tr/m
  • 620 nm à 6500 tr/m
  • 1495 kg - à sec
  • 1605 kg - à vide DIN
  • 0 à 100 km/h : 3,3 s
  • 0 à 200 km/h : 9,8 s
  • 1000 m d/a : 19,9 s
  • L/l/H : 4,71 / 1,96.2 / 1,32.5
  • Voies Av/AR : 1,70.1 / 1,61.8
  • Empattement : 2,75 m
  • La Ferrari 599 XX. 720 chevaux et un temps de 6 minutes 58" sur le circuit du Nürburgring en avril 2010.